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[Spoils] Vos romances préférées

Démarré par Morga, 15 février 2015 à 17:17:45

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Sohor

23 mars 2018 à 18:07:18 #45 Dernière édition: 28 juin 2018 à 00:21:27 par Sohor Reason: des précisions, eh oui
(Oui je déterre)



Il fallait que je réponde à ce sujet, à la fois parce que j'adore écrire ici mais également parce qu'il me tardait de mettre à l'honneur un personnage souvent moins représenté en la matière.
Donc ma romance préférée au même titre que celle de Cullen, impossible de les départager, tout compte fait je suis parvenue à les départager.

Avec qui? Blackwall
Pourquoi?
L'explication peut paraitre bancale.
Tout est parti de DAO et de mon immense frustration de ne pouvoir romancer Duncan avec ma Cousland.
Je me suis dis ... zut, Duncan, pourquoi as-tu décliné son offre de la rejoindre dans sa chambre quand elle te l'a proposé ? Et si tu n'avais plus jamais ce genre d'occasion?

J'aimais assez ce coté bourru, très axé sur la droiture et le sacrifice, engagé pour une bonne cause et ... barbu. C'est là que je me suis dis: hé mais y en a un comme ça dans ...
C'était plié.

Mon inquisitrice est, comme toutes mes inquisitrices, une mage Trevelyan basique.

Donc, pourquoi Blackwall ? Parce qu'il a des points communs avec Duncan.
C'était l'amorce, puis petit à petit j'ai appris à le connaître et je ne m'en suis jamais remise.

Attention pavé, mais en version simple: une pure merveille.




Au début transparait un net paradoxe, il est rigoureux et déterminé mais sait se montrer caustique et ouvert au sarcasme. Ce n'est pas un plaisantin au même titre que Sera mais il a une souplesse d'esprit qui rend sa compagnie agréable, on n'a pas cette impression de marcher sur des oeufs, c'est détendu et courtois, il ne manque pas une occasion de rire et d'être spirituel.
A Darse, il accueille les premiers flirts avec la même légèreté, un brin joueur mais sans trop s'aventurer, on sent qu'il n'y accorde pas vraiment de crédit dans un premier temps.
Ce n'est qu'à notre arrivée à Fort Céleste qu'on peut lui faire comprendre que c'était plus sérieux qu'il ne voulait le croire. Là le bonhomme nous refoule, il ne s'y attendait probablement pas et quelque part, on sent qu'il voulait éviter d'en arriver là, cohérent au vu des problèmes que ça lui pose.
Je n'ai pas aimé cette partie parce que face un 'non', que dire d'autre à part ok bon vent ? Je me suis dis qu' il allait changer d'avis, faire quelque chose, sinon pas de suite ...

Et en effet, il n'est pas resté bien longtemps sur la défensive, il s'est laissé aller après avoir échoué à nous dire la vérité bien qu'il en ait eu la ferme intention (cf quête 'Des explications').
J'ai souvent lu des critiques à propos de son caractère, ses hésitations et la dépression qu'il se traine depuis plusieurs années. Oui il s'apitoie sur lui-même. Et tant mieux. C'était une raclure et il a ouvert les yeux lors de la rencontre fortuite avec le vrai Blackwall qui a cru en lui.
Depuis, il flippe, il se surveille, il a peur de sa propre personne (cf Ici gît l'abîme). Donc oui, c'est une boule de haine vis à vis de lui-même, il se sent au-dessous de tout et, de ce fait, préfère suivre plutôt que mener.

Ajoutons à cela le fait qu'il sache parfaitement que la vérité pourrait changer la donne vis-à-vis de notre personnage, il ne se voit pas de l'extérieur donc il n'a absolument aucune idée de ce que notre inquisitrice lui trouve, il ne sait pas à quoi il doit cet intérêt. Donc oui, il se saborde, c'est normal.
Blackwall, c'est l'homme simple qui brûle en silence, se croyant parfaitement indigne de la moindre attention, celui qui nous repousse la première fois sur les remparts pour ensuite nous embrasser follement en nous faisant reculer contre une rambarde.
C'est l'humble et chevaleresque guerrier qui nous appelle 'noble dame' et s'incline devant nous, qui prend notre histoire au sérieux et se montre ardent dans l'intimité (le jeu offre quelques indices éloquents).
Assez tôt, il se met à flancher malgré ses craintes jusqu'au moment où, dans sa quête d'être un homme meilleur, il n'a pas d'autre option que de nous fausser compagnie. Rester à nos cotés reviendrait à se rendre indigne de nous, à jeter aux ordures tout ce qu'il a accompli et enduré pour changer.
Pas le temps de réfléchir à profiter de ce moment pour avouer ou non, il doit vite empêcher ser Mornay d'être pendu à sa place. On est dans l'urgence.

A noter qu'on peut permettre à notre personnage de ne pas coucher avec lui, suivant ce qui nous arrange ou non compte tenu des évènements. La scène est optionnelle (sérieusement, pourquoi aurais-je opté pour ça?).
On peut aussi lui rétorquer qu'on ne l'a jamais aimé, dans la prison (testé juste par curiosité, ça m'a tellement brisé le coeur que j'ai repassé cette étape avec le choix le plus gentil à plusieurs reprises).

J'ai voulu faire de mon inquisitrice une jeune femme confiante et optimiste, qui passe outre.
Mieux, la révélation résoud les choses: comme il le souligne lui-même, il n'a aucun des avantages des gardes ni aucun de leurs désagréments donc terminé ces histoires de garde des ombres, ça fait un problème de moins.

Beaucoup de joueurs ont très mal pris cette cachotterie mais ça ne m'a fait ni chaud ni froid. Il n'a pas menti expressément pour entrer dans l'Inquisition, c'était là bien avant notre intervention, il a juste continué d'endosser une idendité qui le rendait meilleur. Il n'a même pas menti du tout, à vrai dire, c'est nous qui l'avions cherché jusque dans les bois alors qu'il était censé disparaitre (cf quête 'Révélations', la prison).
Ses anciens crimes ont certes pesé dans la balance mais tient-on éternellement rigueur ou offre-t-on à l'autre la possibilité de changer? Un guerrier émérite comme lui, humble et plein de bonne volonté, quel gâchis, qu'est-ce que ça ferait de nous ?
Là encore ça dépend de l'approche de chacun mais personne dans le jeu n'est exempt d'erreurs grotesques ou fatales, à commencer par notre propre avatar. Je n'aime pas les personnages qui ne se bousillent jamais et dont on peut affirmer sans prendre de risque qu'ils sont corrects ou admirables. Ce n'est pas ça le courage. C'est de se redresser, se regarder dans un miroir et dire 'j'ai été odieux mais c'est terminé'. La résolution. Il essaie et il y arrive.

Notre inquisitrice a une merveilleuse influence positive sur son accomplissement, elle est le point d'orgue de son évolution et permet une dymanique intime de qualité.
C'est particulièrement évident concernant Blackwall parce qu'il y a beaucoup de perches tendues au dégout, à la réprimande ou au mépris. On le juge, on peut le châtier ou le congédier, les dialogues sont beaucoup plus abrupts et lui-même ne nous facilite pas la tâche en nous repoussant et en luttant contre ses propres envies. Il lui arrive aussi de tenir des propos cruels pendant les options de choix du jugement, à ce stade qui pourrait l'en blâmer ? Il voulait mourir, il n'osait plus croire à autre chose.

C'est l'histoire d'un homme qui a volé le nom d'un autre parce qu'il voulait essayer d'être une fraction de ce que cet homme était - jusqu'à saccager son estime de lui et se briser lui-même mais essayant de toute façon parce que c'était le seul moyen de se pardonner-, qui ne pensait probablement plus jamais trouver de foyer nulle part et qui découvre en Sera -qui a toujours cru en lui- et Dorian -qui a l'a compris- des amis. Sans compter Varric et Bull -qui s'en moquaient complètement, ils voyaient bien que c'était un homme bon-.
Et l'inquisitrice, gage de valeur par excellence, qui le choisit lui et nul autre. Il a été tiré vers le haut, inspiré, quoi de meilleur pour un homme qui s'efforce de se racheter que des personnes qui croient en lui ? Il n'a même plus besoin de faire semblant ou de chercher à être parfait.

Il sest détendu après les révélations si on l'a gardé. Il est plus serein, plus accompli, il est accepté tel qu'il est (le regard qu'il nous lance quand on le libère et qu'on lui pardonne, à la fin du procès ... on voit qu'il n'y croyait pas, qu'il est éperdu de reconnaissance).
Il assume ses erreurs avec un tact qui force le respect, sans essayer de se trouver des circonstances atténuantes, et fait face aux remarques des autres avec une certaine classe (mention spéciale pour Vivienne, qu'il remet à sa place en beauté).
Cette étape a justement dévoilé pas mal de choses sur la personnalité des autres compagnons même si pour certains, les réactions étaient prévisibles.
A partir de là, mon inquisitrice a su qui étaient les amis.

Je pourrais aussi lister ses défauts les moins flagrants si j'en avais envie mais ce tas de pixels ne m'inspire que des éloges.
Je l'aime.
Une magnifique aventure.



Pardon pour le pavé spoil :)
Blackwall alias Thom Rainier est incontestablement la meilleure chose dans la vie, mieux que d'écraser mes ennemis et d'entendre les lamentations de leurs femmes.

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Tali

Comme quoi, et c'est ce qui me plait aussi dans ces jeux (j'inclus là aussi Mass effect), les romances sont suffisamment bien construite pour satisfaire un peu tout le monde. Pour ma part, j'ai fais la romance Blackwall (je fais TOUTES les romances) et je ne suis pas arrivée à l'apprécier pour autant. Je ne sais pas pourquoi je bloque autant sur ce personnage.

Mais c'est aussi ce qui est intéressant. Dans un vrai groupe, il y a des gens que tu apprécies un peu moins, voir que tu détestes. Et ça fait plaisir de voir des gens qui apprécient d'autres personnages que moi.

avatar_Juventino91

Juventino91

J'approuve Tali, c'est ce qui fait tout le charme des jeux tel que Mass Effect et Dragon Age.

J'aime beaucoup de manière général les univers "réaliste", c'est à dire qui s'approche le plus possible d'une possibilité (ou version) du réel, par le respect de quelques réalités comme la psychologie des êtres vivants ou le respect des lois physique avec une dose d'extrapolation plus ou moins grosse pour pas mal voyager.
Et pour en revenir au qujet, ce que j'aime dans ces univers c'est la psychologie des personnages et le fait qu'elle soit aussi complexe et diversifiée que dans le réel. Par conséquent, comme dans le réel, il y a pas mal de gens qui m'incommode, qui m'énerve, ou alors qui me sont sympathique, ou je ressens un réel feeling... ou même certaines personnes qui me provoque tout ses sentiments en même temps. Et c'est en ça que je trouve les relations/romances hyper interessante.

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Sohor

24 mars 2018 à 12:14:26 #48 Dernière édition: 24 mars 2018 à 13:19:08 par Sohor
Je ne peux pas m'avancer pour Mass Effect (un jour peut-être, sûrement) mais il y a effectivement un parti pris de ne pas viser un seul style de public, il y en a pour tous les gouts. Et rien que pour ça, ils ont tout mon respect et mes félicitations.

De même que toi Tali, j'aime beaucoup lire les retours de personnes qui apprécient les personnages que je ne peux pas supporter (Solas, Vivienne -sisi, j'en ai vu ici même-) et ça permet de voir les choses sous un angle différent, on y gagne. D'ailleurs si ceux qui ont adoré romancer Solas souhaite faire part de leur expérience en détail, je serais ravie de les lire, ça m'intrigue assez.

Et tout à fait Juventino, ça dépasse les attributions basiques qu'on peut attendre de la part de pnjs, c'est un monde vivant où les relations sociales réalistes dominent, avec une véritable narration digne des romans et oeuvres cinématographiques. Je dirais que ça les surpasse puisqu'on est acteur majeur des évènements et non spectateur (tout ce que l'on peut attendre d'un jdr, quoi).

Sinon pour revenir au sujet, j'ajouterais un très léger bémol qui ne fera probablement pas l'unanimité: le fait d'avoir laissé tombé les romances rivalité. Certes il y a des dialogues auxquels on ne peux avoir accès qu'avec une forte désapprobation mais ils sont sommaires et ne débouchent sur rien. D'un autre coté, Inquisition étant plus dense que le II -que l'on peut se permettre de chain- les tester en plus des autres prendrait un temps fou.

Blackwall alias Thom Rainier est incontestablement la meilleure chose dans la vie, mieux que d'écraser mes ennemis et d'entendre les lamentations de leurs femmes.

avatar_alain

alain

Question en passant, ils ont fait combien de versions différentes des dialogues de romance de Sera ?
J'en suis déjà à 4 surnoms différents pour mes inquisitrices. ;D
"Non mais c'est quoi ce bordel, les aventure de l'inquisitrice Lavellan !"

avatar_sergueil-15

sergueil-15

bonjour/bonsoir.
moi dans D.A.O c'est avec Leliana dans D.A.2 Isabella et dans Inquisition elle est multiple grâce à un mode récupéré sur le nexus;
c'est dans l'ordre Sera,Cassandra et une drague de notre scout naine que l'on retrouve dans les départ de mission.
Ce n'est pas en tournant le dos aux choses qu'on leur fait face (Pierre DAC)

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